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coupe du monde 1986

coupe du monde 1986
Le sacre de Diego
lundi 29 avril 2002 - 13 h 19 - Olivier DE LOS BUEIS
La Coupe du Monde 1986 restera à jamais marquée par la classe du meneur de jeu argentin Diego Armando Maradona. Celui-ci mène l'Argentine au sacre mondial au cours d'une compétition également marquée par un France-Brésil d'anthologie.



Initialement prévue en Colombie, la Coupe du Monde 1986 a finalement lieu au Mexique. L'état colombien ne pouvant assurer économiquement la tenue de l'événement, la FIFA offre une nouvelle Coupe du monde au Mexique, 16 ans après le sacre de Pelé et du Brésil au Stade Aztèque. Pour cette compétition, tous les grands sont là. Le premier tour offre déjà de beaux matchs : l'URSS fait voler en éclat la Hongrie (6-0). Le Danemark, brillant à l'Euro 84, confirme dans le groupe de la RFA. Le Brésil fait vibrer Guadalajara et le Maroc s'extrait d'un groupe difficile avec l'Angleterre, la Pologne et le Portugal.

Mais les choses sérieuses commencent véritablement au deuxième tour : la France, championne d'Europe, terrasse le champion du monde italien, grâce à Platini et Stopyra. La Belgique, elle, vient à bout de l'épouvantail soviétique au terme d'une rencontre haletante. C'est dans la prolongation que les coéquipiers d'Enzo Scifo abattent l'ours venu de l'Est (4 à 3). Enfin, un vautour espagnol nommé Butragueño va se ressasser de la carcasse danoise. Emilio Butragueño inscrit quatre des cinq buts espagnols (5-1).

Des quarts royaux

Les quarts de finale s'annoncent royaux : Brésil-France, Mexique-RFA, Argentine-Angleterre et Espagne-Belgique. Le 21 juin, pour l'anniversaire de Michel Platini, les Bleus rendent le sourire à la France qui vient de perdre accidentellement l'acteur et humoriste Coluche. Dans un match de folie où le ballon n'a cessé d'aller d'un camp à l'autre, l'équipe d'Henri Michel va se qualifier aux tirs au but face à une belle équipe du Brésil. Joël Bats, qui détourne au cours du match un penalty de Zico et un tir au but de Socrates est le héros de cette rencontre.

« La main de Dieu »

Autre héros de ces quarts : l'Argentin Diego Armando Maradona. Déjà excellent jusque-là, el Pibe de Oro réussit un doublé face aux Anglais : un but magique de 50 mètres après avoir dribblé toute la défense britannique. Mais cet exploit ne fait pas oublier le but qu'il marque de la main (« c'était la main de Dieu »)... L'Argentine passe, tout comme la RFA, qualifiée aux tirs au but face au Mexique. La Belgique complète le carré final en matant l'Espagne, là encore aux tirs au but. L'équipe de Jean-Marie Pfaff se voit proposer l'Argentine. Diego Maradona est tout bonnement exceptionnel contre les Diables Rouges : deux nouveaux buts de l'ex-joueur de Boca Juniors propulsent l'Argentine en finale.

Le 29 juin, les Argentins retrouvent la RFA. Fatiguée, l'équipe de France a capitulé en demi-finale face aux Allemands. Diminués par les blessures de Giresse et Platini, les Bleus méritaient sans doute d'aller en finale au vu de la compétition. Mais ce sont les Allemands qui vont affronter les Argentins. Menés 2-0, les hommes de Franz Beckenbauer réussissent à recoller à 2 à 2. Mais Jorge Burruchaga, l'élégant milieu relayeur des Gauchos parvient à battre Schumacher en fin de match. La RFA perd sa deuxième finale de Coupe du Monde de suite. L'Argentine de Maradona est sacrée.



Dans les coulisses de la Coupe du Monde 1986

Un accueil mitigé :
« No queremos goles, queremos frijoles. » Nous ne voulons pas de buts, nous voulons des haricots. Le Mexique, touché par un grave tremblement de terre quelques mois avant le Mondial, n'est pas forcément en pleine santé : des bidonvilles s'étendent près de certains sites de la compétition...

Gary Lineker meilleur buteur :
L'attaquant anglais Gary Lineker est sacré meilleur buteur de la compétition avec 6 buts.

Une moyenne de buts en baisse :
2,53 buts par match, la moyenne baisse par rapport à 78 et 82. Les affluences, elles, remontent largement puisque la barre des 2 millions de spectateurs est dépassée (2 441 731 spectateurs).

El Buitre dans l'histoire :
Ils étaient six à avoir inscrit quatre buts dans un même match en Coupe du Monde, ils sont désormais sept. L'attaquant espagnol du Real Madrid, Emilio Butragueño marque à quatre reprises en huitième de finale face au Danemark.

La France comme en 58
L'équipe de France 1986 égale sa devancière de 1958 en montant sur le podium. Quatrièmes en 82, les Bleus battent cette fois la Belgique lors de la petite finale (4-2) avec notamment le premier but de Manu Amoros sous le maillot tricolore.
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# Posté le mercredi 21 décembre 2005 16:42

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