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# Posté le vendredi 20 janvier 2006 12:06

coupe du monde 1986

coupe du monde 1986
Le sacre de Diego
lundi 29 avril 2002 - 13 h 19 - Olivier DE LOS BUEIS
La Coupe du Monde 1986 restera à jamais marquée par la classe du meneur de jeu argentin Diego Armando Maradona. Celui-ci mène l'Argentine au sacre mondial au cours d'une compétition également marquée par un France-Brésil d'anthologie.



Initialement prévue en Colombie, la Coupe du Monde 1986 a finalement lieu au Mexique. L'état colombien ne pouvant assurer économiquement la tenue de l'événement, la FIFA offre une nouvelle Coupe du monde au Mexique, 16 ans après le sacre de Pelé et du Brésil au Stade Aztèque. Pour cette compétition, tous les grands sont là. Le premier tour offre déjà de beaux matchs : l'URSS fait voler en éclat la Hongrie (6-0). Le Danemark, brillant à l'Euro 84, confirme dans le groupe de la RFA. Le Brésil fait vibrer Guadalajara et le Maroc s'extrait d'un groupe difficile avec l'Angleterre, la Pologne et le Portugal.

Mais les choses sérieuses commencent véritablement au deuxième tour : la France, championne d'Europe, terrasse le champion du monde italien, grâce à Platini et Stopyra. La Belgique, elle, vient à bout de l'épouvantail soviétique au terme d'une rencontre haletante. C'est dans la prolongation que les coéquipiers d'Enzo Scifo abattent l'ours venu de l'Est (4 à 3). Enfin, un vautour espagnol nommé Butragueño va se ressasser de la carcasse danoise. Emilio Butragueño inscrit quatre des cinq buts espagnols (5-1).

Des quarts royaux

Les quarts de finale s'annoncent royaux : Brésil-France, Mexique-RFA, Argentine-Angleterre et Espagne-Belgique. Le 21 juin, pour l'anniversaire de Michel Platini, les Bleus rendent le sourire à la France qui vient de perdre accidentellement l'acteur et humoriste Coluche. Dans un match de folie où le ballon n'a cessé d'aller d'un camp à l'autre, l'équipe d'Henri Michel va se qualifier aux tirs au but face à une belle équipe du Brésil. Joël Bats, qui détourne au cours du match un penalty de Zico et un tir au but de Socrates est le héros de cette rencontre.

« La main de Dieu »

Autre héros de ces quarts : l'Argentin Diego Armando Maradona. Déjà excellent jusque-là, el Pibe de Oro réussit un doublé face aux Anglais : un but magique de 50 mètres après avoir dribblé toute la défense britannique. Mais cet exploit ne fait pas oublier le but qu'il marque de la main (« c'était la main de Dieu »)... L'Argentine passe, tout comme la RFA, qualifiée aux tirs au but face au Mexique. La Belgique complète le carré final en matant l'Espagne, là encore aux tirs au but. L'équipe de Jean-Marie Pfaff se voit proposer l'Argentine. Diego Maradona est tout bonnement exceptionnel contre les Diables Rouges : deux nouveaux buts de l'ex-joueur de Boca Juniors propulsent l'Argentine en finale.

Le 29 juin, les Argentins retrouvent la RFA. Fatiguée, l'équipe de France a capitulé en demi-finale face aux Allemands. Diminués par les blessures de Giresse et Platini, les Bleus méritaient sans doute d'aller en finale au vu de la compétition. Mais ce sont les Allemands qui vont affronter les Argentins. Menés 2-0, les hommes de Franz Beckenbauer réussissent à recoller à 2 à 2. Mais Jorge Burruchaga, l'élégant milieu relayeur des Gauchos parvient à battre Schumacher en fin de match. La RFA perd sa deuxième finale de Coupe du Monde de suite. L'Argentine de Maradona est sacrée.



Dans les coulisses de la Coupe du Monde 1986

Un accueil mitigé :
« No queremos goles, queremos frijoles. » Nous ne voulons pas de buts, nous voulons des haricots. Le Mexique, touché par un grave tremblement de terre quelques mois avant le Mondial, n'est pas forcément en pleine santé : des bidonvilles s'étendent près de certains sites de la compétition...

Gary Lineker meilleur buteur :
L'attaquant anglais Gary Lineker est sacré meilleur buteur de la compétition avec 6 buts.

Une moyenne de buts en baisse :
2,53 buts par match, la moyenne baisse par rapport à 78 et 82. Les affluences, elles, remontent largement puisque la barre des 2 millions de spectateurs est dépassée (2 441 731 spectateurs).

El Buitre dans l'histoire :
Ils étaient six à avoir inscrit quatre buts dans un même match en Coupe du Monde, ils sont désormais sept. L'attaquant espagnol du Real Madrid, Emilio Butragueño marque à quatre reprises en huitième de finale face au Danemark.

La France comme en 58
L'équipe de France 1986 égale sa devancière de 1958 en montant sur le podium. Quatrièmes en 82, les Bleus battent cette fois la Belgique lors de la petite finale (4-2) avec notamment le premier but de Manu Amoros sous le maillot tricolore.
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# Posté le mercredi 21 décembre 2005 16:42

tirage au sort pour la coupe du monde 2006

tirage au sort pour la coupe du monde 2006
Tirage au sort, mode d'emploi
mardi 06 décembre 2005 - 15 h 10 - Rédaction Football365
Après avoir désigné mardi les huit têtes de série et la composition des cinq chapeaux, la FIFA va procéder vendredi soir au tirage au sort de la phase finale du Mondial 2006. Rendez-vous à Leipzig à 21h20 ou sur Football365 tout au long d'une journée spéciale. Votez sur notre sondage (en bas à droite de votre écran) pour votre tirage au sort idéal pour les Bleus.



Le tirage au sort de la phase finale du Mondial 2006 se déroule vendredi 9 décembre à partir de 20h15 à Leipzig. A suivre en direct live sur notre site.


CHAPEAU 1 (têtes de série)
La FIFA a pris en compte les résultats des deux dernières Coupes du Monde (1998 et 2002) en attribuant un coefficient de 2 pour le Mondial 2002 et 1 pour le Mondial 1998, ainsi que les classements FIFA des trois dernières années.

ALLEMAGNE (pays organisateur)

BRESIL (tenant du titre)

ESPAGNE

ARGENTINE

MEXIQUE

FRANCE

ITALIE

ANGLETERRE






CHAPEAU 2

AUSTRALIE

ANGOLA

COTE D'IVOIRE

TOGO

GHANA

TUNISIE

PARAGUAY

EQUATEUR






CHAPEAU 3

UKRAINE

PAYS-BAS

POLOGNE

CROATIE

PORTUGAL

SUEDE

SUISSE

REPUBLIQUE TCHEQUE






CHAPEAU SPECIAL
Afin d'éviter que plus de deux équipes européennes ne se retrouvent dans l'un des huit groupes, la Serbie-Montenegro est placée dans ce chapeau dit spécial. La Serbie-Monténégro sera affectée dans l'un des groupes tirés au sort vendredi et dans lequel ne figurera jusque-là qu'une seule équipe européenne.

SERBIE-MONTENEGRO






CHAPEAU 4

ETATS-UNIS

COSTA RICA

TRINITE ET TOBAGO

ARABIE SAOUDITE

COREE DU SUD

IRAN

JAPON



Mode opératoire du tirage au sort



> Les 32 équipes qualifiées seront réparties dans huit groupes de quatre équipes (groupes A à H).

> Deux équipes d'une même zone continentale ne pourront être réunies dans un même groupe. Seule exception : deux équipes maximum de la zone européenne dans un même groupe.

> Les huit équipes têtes de série iront chacune dans un groupe. L'Allemagne, pays organisateur, sera dans le groupe A. Le Brésil, tenant du titre, dans le groupe F.

> Dès qu'une équipe sera tirée au sort, un autre tirage sera effectué pour lui attribuer sa place dans un groupe.

> La Serbie-Monténégro sera affectée dans l'un des groupes tirés au sort vendredi et dans lequel ne figurera jusque-là qu'une seule équipe européenne.
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# Posté le mercredi 21 décembre 2005 16:38

Coupe du Monde 1958

Coupe du Monde 1958
"LE TÉMOIN :
Roger Piantoni : « Si on avait joué à onze contre le Brésil... »
lundi 18 février 2002 - 16 h 13 - Nicolas PUIRAVAU
L'ancien rémois Roger Piantoni avait manqué sur blessure la Coupe du Monde 1954. Présent en 1958, malgré une appendicite, Piantoni revient sur l'épopée des Bleus et sur la performance du Brésil, vainqueur final de l'édition suédoise.



Roger Piantoni, que représentait pour vous la possibilité de disputer une Coupe du Monde en 1958 ?
Je pense qu'à n'importe quelle époque, que ce soit en 1930 pour M.Laurent ou pour la génération actuelle, jouer pour l'équipe de France est un truc extraordinaire. Le truc de ma vie. Ensuite, faire la Coupe du Monde, c'est l'aboutissement d'une carrière. Je n'avais pas fait 1954 parce que j'avais été blessé trois mois avant le Mondial lors d'un France-Italie à Colombes. J'avais pris un coup dans la région lombaire qui avait occasionné une sciatique et j'étais hors du coup.

L'année 1958 s'avère être une année très importante dans votre carrière...
1958 a été une année très faste. Avec Reims d'une part, nous avons gagné le championnat et la Coupe de France. Puis, il y a eu la Coupe du Monde.

On a l'impression qu'en 1958, vous formiez une bande copains...
C'est vrai. De toute façon, nous sommes restés une bande de copains puisque nous continuons de nous voir. Ça fait un peu « has been » maintenant mais ça prouve que c'était vraiment une équipe de copains qui partait là-bas. Il faut dire que cela faisait quelques années qu'on avait pratiquement toujours la même équipe de France. Depuis 1952-53, avec des interruptions comme la mienne en 1954, c'était la même formation. Ça a continué par la suite. La base de l'équipe de France de 58 jouait déjà ensemble depuis quelques années.

« On sentait qu'il y avait quelque chose dans cette équipe »

La presse de l'époque affirmait : « ce sont les premiers partis (NDLR : Les Tricolores partent en stage pendant une vingtaine de jours avant le Mondial), ce seront les premiers rentrés. » Qu'est-ce qui justifie ce manque de confiance ?
C'est le même manque de confiance qu'il y a eu avant 1998 pour Aimé Jacquet. Personne ne comprenait que lorsqu'il y a préparation, il y a forcément un manque de concentration en dehors du travail demandé. Il y a un manque de concentration pour le résultat du match. Que ce soit à notre époque où en 1998, certains journalistes ne comprenaient pas cela. Pour eux, pour aller à la Coupe du Monde et faire des résultats, il fallait impérativement avoir des résultats avant. Ce qui est faux ! La preuve : 98 l'a prouvé comme 58 l'avait fait.

Quel a été le changement entre 1954 – où la préparation n'avait pas été bonne – et 1958 ?
J'avais entendu parler de 54. La préparation semble avoir été émolliente. La leçon a été tirée. Un mois avant le début de la Coupe du Monde, il y a eu une préparation rationnelle pour pouvoir être prêt le jour J. Il y a eu du travail en Suède. Cela a porté ses fruits. D'après notre préparation physique et morale qu'on a fait en Suède, on sentait qu'il y avait quelque chose dans cette équipe. Dans les matchs de préparation, il y avait eu de bons résultats, comme battre l'Angleterre, battre l'Espagne chez elle, faire nul contre la grande équipe de Hongrie. Tout ça prouvait qu'il y avait un potentiel dans cette équipe. La seule interrogation, c'était les Paraguayens. Nous ne les connaissions pas. Un point d'interrogation qu'on avait raison de se poser puisqu'on était mené à la mi-temps face à eux (3-2). Mais par la suite, on ne doutait plus du tout de nous...

... car vous l'avez emporté 7 à 3. Ensuite vous perdez contre la Yougoslavie, cela aurait pu créer une cassure...
Absolument. Contre le Paraguay, notre deuxième mi-temps avait été probante. Marquer cinq buts en une période montrait qu'il y avait du répondant technique et moral. Contre la Yougoslavie, c'est certainement un des meilleurs matchs que nous avons fait dans cette Coupe du Monde. C'est passé inaperçu à cause de notre défaite (3-2). Mais c'était un de nos meilleurs matchs, face à une grande, grande équipe de Yougoslavie, avec des individualités de premier plan. La perspective du match que nous avons fourni nous permettait, malgré la défaite, de croire que nous pouvions faire quelque chose.

« La blessure de Vava sur Jonquet était volontaire »

Quels souvenirs gardez-vous des rencontres face à l'Ecosse puis contre l'Irlande du Nord ?
Contre l'Ecosse, il nous fallait absolument un résultat positif pour passer. Il y a donc eu une petite crainte, un petit stress au départ mais nos qualités morales ont porté leurs fruits face à l'Ecosse. C'était une équipe assez difficile à jouer. Par contre, contre l'Irlande du Nord, on a profité du fait qu'ils ont joué un match de plus : ils avaient de la fatigue supplémentaire. On a en a profité au maximum.

Il y a ensuite cette fameuse demi-finale contre le Brésil. Comment avez-vous préparé ce match ? Craigniez-vous cette équipe ?
Oui, bien sûr. Le Brésil c'est le pays du football. On connaissait les artistes brésiliens. Nous savions que nous allions avoir un match très difficile à fournir. Mais nous avions abordé ce match malgré tout dans de bonnes conditions. La preuve, c'est que Just Fontaine a égalisé. A ce moment-là, vous savez que les Sud-américains quand ils commencent à sentir une certaine résistance - d'autant que c'était le premier but qu'ils encaissaient dans cette Coupe du Monde - ils deviennent un peu méchants, vindicatifs, agressifs dans le mauvais sens du terme. La preuve, c'est que la blessure de Vava sur Jonquet était volontaire. Il n'a peut-être pas voulu lui casser la jambe mais le geste qu'il a fait est un geste anormal sur un terrain de football.

Cette blessure a été le tournant du match (NDLR : Jonquet ne pouvait être remplacé)...
Oui parce que peu de temps après, on prend le deuxième but. Il a fallu remanier la défense. Ça nous a un peu désorganisés. Enfin, je dois dire qu'on ne saura jamais quel aurait été le résultat si nous avions pu jouer à onze. Mais quand même, les deux meilleures équipes que le Brésil ait possédées étaient celles de 58 et de 70.

« Pelé était et est toujours le numéro 1 »

Un Brésil où est apparu Pelé. Avez-vous tout de suite vu en lui le grand joueur qui allait marquer l'histoire ?
Pas encore à ce moment-là. Il y avait des joueurs dans cette équipe du Brésil qui s'appelaient Vava, Garrincha, Didi, Djalma Santos, Bellini. Par la suite, Pelé est devenu le grand joueur de l'histoire de la Coupe du Monde. D'ailleurs, il en gagne trois. Individuellement, il avait toutes les qualités : toutes ! Vitesse, vivacité, dribbles, coup d'½il, physique, détente, jeu de tête : le complet. Pour moi, il était et est toujours le numéro 1.

Quel a été votre accueil à votre retour, l'effervescence ne devait pas être la même qu'en 98...
Non. L'équipe de France en 98 a réussi un parcours extraordinaire. Avec la télévision, ça a concerné tous les Français. Nous, ça a concerné les aficionados du football. En 98, les grands-mères de 70 ou 80 piges descendaient dans la rue. Nous, nous n'étions connus ni des femmes ni des grands-mères, c'est pour vous situer la différence.

Quelle a été l'influence de vos entraîneurs, Nicolas, Snella et Batteux sur votre parcours ?
La préparation avec l'entourage de gens d'une grande compétence comme Paul Nicolas, Albert Batteux et Jean Snella, qui étaient considérés comme les meilleurs techniciens français de l'époque, a été exemplaire. Il y avait une affinité entre eux et nous car nous pratiquions le même type de football. Auparavant, nous jouions à l'anglaise tandis que nous, nous jouions un football plus créatif, plus spontané, un football champagne."



"Le Brésil campeao !

lundi 18 février 2002 - 15 h 51 - Nicolas PUIRAVAU
Le Brésil décroche en Suède son premier titre de champion du Monde. Dans une édition suédoise de haut niveau, les coéquipiers du jeune Pelé se sont montrés plus forts que tout le monde, y compris la Suède et la France, pourtant emmenée par un insatiable Just Fontaine.

Toujours plus populaire, la Coupe du Monde 1958 a vu le record de pays participant aux éliminatoires exploser (51 en tout). Finalement, ce sont seize équipes qui se rendent en Suède. Parmi elles, on retrouve la France, l'Argentine (après un break de 20 ans) et l'URSS (première participation). Le coup de maître est réalisé par les équipes de Grande-Bretagne : l'Angleterre, l'Ecosse, l'Irlande du Nord et la Pays de Galles sont au rendez-vous. Le Brésil, lui, débarque avec la ferme intention de décrocher son premier sacre. Placés dans un groupe extrêmement difficile (Angleterre, URSS, Autriche et Brésil), les Sud-américains montrent qu'ils sont bien en jambes en se qualifiant pour les quarts de finale sans sourciller.

Lors de ces quarts de finale, la Grande-Bretagne n'a plus que deux pays qualifiés : « bye-bye » l'Angleterre et l'Ecosse, « hello » l'Irlande du Nord et le Pays de Galles, qui accompagnent la France, le Brésil, la Suède, la Yougoslavie, l'URSS et la RFA. Mais au terme de ces quarts, les espoirs de nos voisins d'Outre-Manche sont réduits à néant. Les Tricolores de Just Fontaine et Raymond Kopa balaient l'Irlande du Nord (4-0), alors que les Gallois mangent la poussière face aux Brésiliens où brille déjà un jeune joueur dénommé Pelé. A domicile, la Suède réussit un bel exploit en sortant l'URSS. La Yougoslavie, elle, s'éteint face à la RFA.

Le monde découvre Pelé

Du coup, les solides équipes de Suède et d'Allemagne sont invitées à se rencontrer le 24 juin à Göteborg alors que les artistes Français et Brésiliens ont rendez-vous à Stockholm. Poussés par leur public, les Scandinaves vont vite prendre la mesure d'une formation allemande déclinante. Les hommes de l'inusable Sepp Herberger abandonnent face aux locaux leur titre obtenu quatre ans plus tôt en Suisse. Le nom de l'adversaire des Suédois : les Brésiliens bien sûr. S'ils concèdent leur deux premiers buts du tournoi face aux Français (réalisations de Fontaine et Piantoni), les joueurs de Feola vont faire la différence après la grave blessure de « Bob » Joncquet, agressé en première période par Vava. Réduits à dix (les changements sont interdits), les Bleus s'essoufflent. Ils sont achevés par Pelé, auteur de trois buts.

Éliminés avec les honneurs, les Français vont finir en beauté face à l'Allemagne de l'Ouest lors du match de classement. Au cours du carton (6-3) réalisé, Just Fontaine entre dans la légende : auteur de quatre buts, le Rémois porte son total final à 13, record en la matière (NDLR : Il détrône le Hongrois Kocsis, 11 buts en 1954). Lors de la finale, l'autre star de ce mondial, Pelé, réussit un doublé. A 17 ans, le joueur de Santos va décrocher - avec ses partenaires - le titre que tout un peuple attend depuis 1930. Face aux Suédois, les Brésiliens tremblent six minutes, le temps nécessaire à Vava pour égaliser après l'ouverture du score de Liedholm. S'ensuit un petit festival brésilien symbolisé par un but magique de Pelé qui, après un coup du sombrero sur Gustavsson, marque d'une jolie reprise de volée... Finalement, Pelé, encore lui, ferme le ban à la dernière minute : la Seleçao l'emporte 5 à 2 et peut lever la Coupe Jules Rimet. Un Jules Rimet qui n'a pas assisté au sacre brésilien. Le créateur du Mondial s'est éteint en 1956."



Dans les coulisses de la Coupe du Monde 1958

Dans l'ombre de Jules Rimet :
La Coupe du Monde en Suède sera la première qui se déroulera en l'absence de Jules Rimet. Le créateur français de la Coupe du Monde s'est éteint le 16 octobre 1956 à Paris à l'âge de 83 ans.

Justo Fontaine à la pêche... aux buts :
Arrivés les premiers en Suède, les Tricolores avaient emmené avec eux leurs cannes à pêche, à l'image de Just Fontaine, histoire de meubler les temps morts. Plus que des poissons, Justo aura plutôt réussi un belle prise en terme de buts (13 au total).

L'Angleterre diminuée :
L'équipe d'Angleterre est arrivée diminuée en Suède. Le 7 février 1958 à Munich, l'avion de l'équipe de Manchester United s'est écrasé au décollage. Huit joueurs de l'équipe d'Angleterre – dont trois titulaires – périssent dans cet accident qui fait au total 33 victimes.

La première à la télé :
Pour la première fois, la Coupe du Monde de football est retransmise à la télévision. Si les caméras ont fait une première apparition en Suisse en 1954, c'est la première fois que la diffusion de l'évènement est mondiale !

L'Uruguay et l'Italie absents :
Les deux premiers champions du monde ne sont pas du voyage en Suède. L'Italie a été éliminée dans le groupe VIII lors des éliminatoires par l'Irlande du Nord. La Céleste, elle, s'est inclinée face au Paraguay à Asunción sur le score de 5 à 0. Du coup, ce sont les Paraguayens que les Français ont retrouvé sur leur chemin au premier tour.

Un bon total de buts :
Cent-vingt-six buts, soit 14 de moins qu'en 1954. L'édition suédoise a été prolifique, surtout grâce aux Bleus de Just Fontaine. La France a en effet marqué 23 buts lors de ce Mondial. A noter que la moyenne de but marqués par match chute tout de même en quatre ans de 5,6 à 3,6.

Appendicite pour Piantoni, prison pour Wisniewski :
Dur retour pour les Bleus. Roger Piantoni, victime d'une appendicite qui l'a amoindri lors de la demi-finale face au Brésil, est rentré immédiatement après la défaite pour se faire opérer. Quand à Maryan Wisniewski, de retour en France, il a passé quelques jours au trou. Le joueur qui effectuait son service militaire a été puni pour être rentré en retard à la garnison !
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# Posté le mercredi 21 décembre 2005 16:33

Le Brésil, lumière dans la nuit chilienne

Le Brésil, lumière dans la nuit chilienne
Dans les coulisses de la Coupe du Monde 1970

Bobby Moore arrêté...
Bobby Moore se souviendra de ce Mondial Non seulement il perd son titre de champion du Monde et surtout il est accusé d'avoir dérobé en Colombie, avant un match de préparation pour le Mondial, un bijou serti d'émeraudes. Il sera arrêté une journée. Pas idéal pour préparer une Coupe du Monde.

Le plus beau but de Pelé :
Face à l'Angleterre, Pelé va marquer ce qu'il considère comme son plus beau but : « Le plus beau but que j'ai marqué, Gordon Banks l'a arrêté ! » D'un coup de tête semble-t-il imparable, Pelé pense avoir trompé le goal anglais. Mais Banks réalise une parade entrée dans la légende au pied de son poteau...

L'Allemagne prend sa revanche :
Battue dans des conditions douteuses par l'Angleterre en demi-finale de la Coupe du Monde 1966, la RFA se venge en battant après prolongation l'équipe de Bobby Moore (3-2) c'est Gerd Muller qui inscrit le but de la victoire allemande. Le buteur allemand inscrira au total 10 buts dans cette compétition et sera sacré meilleur réalisateur.

La Coupe du Monde Jules Rimet s'envole pour Rio :
Le 17 juin, la Coupe du Monde Jules Rimet sait qu'elle va partir pour Rome ou Rio. Les deux finalistes ayant déjà gagné deux éditions, le vainqueur savait qu'il remporterait pour de bon le trophée original. Finalement, la Coupe du Monde Jules Rimet partira pour le Brésil. Nul doute que cet épilogue aurait plu au créateur de l'événement.

Record d'affluence :
Le public mexicain, qui a déjà eu droit aux Jeux Olympiques deux ans plus tôt, se rue dans les enceintes de cette Coupe du Monde de football : 1.673.975 spectateurs assistent aux rencontres, soit environ 60.000 de plus qu'en Angleterre.

La moyenne de buts remonte :
2,6 buts marqués lors de ce Mondial, les attaques se sont réveillées. Meilleur résultat enregistré depuis 1958, ce score doit surtout au réveil des buteurs à partir des quarts de finale.



Dans les coulisses de la Coupe du Monde 1962

Pelé blessé :
Après avoir marqué un but d'anthologie face au Mexique, Pelé va voir sa Coupe du Monde s'arrêter nette à cause d'une déchirure à l'aine. C'est sans son roi que le Brésil va donc conserver sa couronne.

Garrincha expulsé en demi... autorisé à jouer la finale :
La FIFA a finalement décidé que Garrincha, bien qu'expulsé en demi-finale contre le Chili suite à une altercation, peut être aligné. La Fédération internationale estime que le joueur n'avait fait que répondre à une provocation d'un adversaire et que son absence en finale, ajoutée à celle de Pelé, désavantagerait le Brésil.

Le but le plus rapide de l'histoire de la Coupe du Monde :
On joue depuis quinze seconde lors de Tchécoslovaquie – Mexique quand Vaclav Masek réussit à tromper Carbajal. C'est le but le plus rapide de l'histoire de la Coupe du Monde.

La plus faible moyenne de buts enregistré :
A l'époque, les 2,78 buts de moyenne marqués constituent un triste record. C'est le plus faible jamais atteint depuis 1930.

Une violence inouïe :
Tacles, coups de poings, intimidation, entrée de supporters sur le terrains, échanges pas très nets entre presse interposée (Chili – Italie). Au palmarès on mettra en avant un Chili – Italie qui se transforme en pugilat, un tacle du Yougoslave Mujic qui laissera infirme à vie le Soviétique Eduard Dubinski... ou celui de l'Allemand Szymaniak qui brise le péroné du Suisse Norbert Eschmann. Pas joli joli tout ça.
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# Posté le mercredi 21 décembre 2005 16:28